Entre enfer et espoir !
- 18 juil. 2025
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Le voyage du XV de France touche à sa fin. Nous arrivons aux derniers chapitres de cette courte histoire. Une saison de plus pour le blockbuster qu’est le rugby français. Une tournée d'été qu’on aura préférée à la dernière, un livre au goût amer, comme si le héros démuni n’avait rien pour lui. Ce samedi 19 juillet, les 23 joueurs du XV de France disputeront le dernier match de la tournée d’été 2025. Une expérience profonde et intense, aussi humaine que sportive, pour des Bleus qui auront tourné au turquoise puis au gris. Un mois dans l’hiver kiwi entre folie et grisaille, entre espoir et doute. Un mois qu’aucun joueur n’oubliera. Un mois où l'ensemble des acteurs, de Le Garrec, titulaire sur l’ensemble des trois tests, à Darricarrère, qui n’aura goûté à aucun, auront vécu la vie au pays du rugby.

Seuls contre tous !
Les coiffeurs, l’équipe bis, les réservistes… tant de surnoms donnés au XV de France par la presse néo-zélandaise, qui semblait en avoir oublié ses réels principes. Des titres froids, des réactions chaudes, l’hiver médiatique faisait rage. Certains pointaient du doigt « l’irrespect » français de ne pas envoyer leurs stars à bout de souffle, d'autres annonçaient déjà la fougère piquer le coq. Mais pour ce premier acte à Dunedin, l’arrogance et le mépris de certains n'auront fait que motiver un groupe. Seuls contre tous, loin de chez eux, les 23 joueurs auront livré une prestation si proche de la perfection. Un match pour piquer à vif. Une défaite certes, mais aussi un appel, un cri de gloire lors d’une bataille perdue les armes à la main. Alors qu’on leur annonçait l’enfer aux quatre coins de la planète, 23 valeureux soldats ont livré une prestation telle que leur nom était sur toutes les bouches au lendemain du premier acte. Les mêmes qui dénonçaient le manque de considération des Français écrivaient des louanges sur le french flair. Obnubilés par « la régénération de Serge Blanco », Theo Attissogbé, dépité par Guillard, la presse néo-zélandaise était sous le choc. Les Français venaient de mettre du respect sur leur nom. Les hommes de Fabien Galthié avaient redoré le coq sur leur blason, un emblème qu’on avait sous-estimé, une force collective symbolique que tout le monde ignorait. Après une semaine de travail, d’acclimatation à l’hiver local, les Bleus n’étaient plus des réservistes.
La grisaille néo-zélandaise
Battre les Kiwis dans leur antre n’est pas chose facile. Et lors du second test, la deuxième ligne de guerriers envoyée par le commandant Galthié a flanché. Pris dans la conquête et affaiblis à l’impact, les Bleus ont perdu leur superbe. La défaite du deuxième test vient briser tout espoir. Un retour à la réalité brutal, une rencontre qui semblait jouée d’avance, un affrontement qui n’en était pas un, un match perdu largement à Wellington : 43-17. Deux défaites en deux matchs, tant d'efforts pour si peu de résultats. D'autant plus qu'après ce match, l'espoir du premier semble bien loin. La grisaille néo-zélandaise semble avoir eu raison de nos Bleus, eux qui s'étaient si bien battus.
C’est dos au mur que le XV de France se présentera demain à Hamilton, au fin fond de la Nouvelle-Zélande. Dans un endroit loin de tout, une ville de 170 000 habitants, le théâtre parfait pour le bon coup. Car pour ce dernier test, le général aligne ses meilleurs soldats. Un dernier test qui n’a l'air de rien, mais qui décidera de beaucoup pour le XV de France. En cas de victoire, on retiendra l’exploit, la victoire en terre néo-zélandaise avec 23 guerriers qui auront tout donné. Mais si le coq chute, cette tournée tombera dans l'oubli. On retiendra les efforts des valeureux guerriers, mais sans résultats. On dira que la grisaille kiwi nous aura fait du mal. Que les Barrett et Savea étaient trop forts.
Mais pour l’effort du groupe, l’ego des uns, la gloire des autres, la victoire est essentielle. Après tout ça, il ne me tarde qu’une chose : regarder le dernier épisode de la série…
à lire aussi : Revue d’effectif pour le dernier test pour les Blacks !
Matthieu Braguet




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