Analyse France -Ecosse
- 16 mars 2025
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Analyse du match : Comme l’a dit Fabien Galthié, les Bleus semblaient pris par l’enjeu. En premier mi temps, ils ont été complètement dominé, comme en Irlande, sauf que là, on manque énormément de plaquages et on recule beaucoup.

Le carton jaune de Ritchie nous fait beaucoup de bien. Il a été un véritable poison dans les rucks pendant 70 minutes, et pendant son exclusion, on prend un avantage de 10 points assez confortable.
Vient ensuite le carton de Mauvaka, transformé en jaune après passage au bunker. Personnellement, je ne comprends pas quelles circonstances atténuantes ont été retenues. En direct, je ne voyais que le rouge possible.
Le carton nous fait mal (heureusement qu’il reste jaune). L’essai de Graham arrive assez logiquement, les Bleus ont vraiment du mal à défendre sur les ailes. On a beaucoup plus de facilité à jouer contre les Irlandais, avec un jeu plus frontal, que contre l'Écosse, qui écarte énormément. On a vu beaucoup de décalages sur les ailes, avec des situations de surnombre où l’on a perdu beaucoup de terrain.
Juste avant la mi-temps, Kinghorn marque, mais l’arbitre refuse l’essai pour une touche. Franchement, ça ne se joue à rien. Si l’essai avait été accordé, la deuxième mi-temps aurait pu être complètement différente. La France a énormément de chance d’être devant à la pause, et avec Mauvaka toujours sur le terrain.
Deuxième point clé du match : l’essai de LBB. Il vient mettre un coup de massue aux Écossais, qui redoublent d’efforts pour scorer… mais très peu au final. Ce contre fait beaucoup de bien aux Bleus.

Troisième point clé du match : l’heure de jeu. Entre l’entrée de nos remplaçants et ceux des Écossais, il n’y a pas photo. C’est après l’heure de jeu que la France va tuer tout suspense. L’entrée de Meafou est tellement importante : les Écossais encaissent deux essais coup sur coup, à la 56e et à la 63e. Après ça, épuisés, ils ne peuvent plus revenir.
Global :
Un sentiment d’avoir énormément galéré contre une équipe qui ne nous correspond pas dans le style de jeu, mais au final, on l’emporte assez largement grâce à notre profondeur de banc. Les Écossais ont dépensé beaucoup d’énergie pour marquer très peu, comme les Irlandais la semaine passée, avant de complètement lâcher à l’heure de jeu, commettant énormément de fautes.
La France a su imposer son jeu de dépossession, même si la première mi-temps aurait pu être plus compliquée.
Le point noir : les plaquages manqués. 31 plaquages ratés en un seul match… La défense n’a pas eu le même impact qu’en Irlande. On a trop subi en première mi-temps, ce qui aurait pu nous coûter plus cher.
Les tops français :
Yoram Moefana : Encore une fois excellent, à l’image de son tournoi. Très bon dans la prise de l’axe du terrain, ultra solide en attaque, un vrai MVP.
Maxime Lucu : Parfait dans le jeu au pied, un vrai troisième ligne en défense. Il confirme un peu plus qu’il est le deuxième meilleur 9 français.
Emmanuel Meafou : Quelle entrée du géant toulousain ! En défense comme en attaque, il a réussi à secouer des Écossais déjà en difficulté physiquement.

Les tops écossais :
Jamie Ritchie : Actif sur presque chaque ruck, la nouvelle recrue de l’USAP a fait beaucoup de mal aux Bleus. Son carton jaune en première mi-temps est un tournant du match.
Finn Russell : Son meilleur match du tournoi, clairement. Fidèle à son style habituel, l’ouvreur de Bath a énormément pesé sur la défense française. Avec son jeu rempli de mouvements parasites, il a été très dangereux, et il est à l’origine du magnifique mouvement sur l’essai de Graham.
Blair Kinghorn : Comme depuis le début du tournoi, l’arrière écossais était au-dessus de la partie. Sa taille semble lui donner une meilleure vision du jeu. Auteur de deux franchissements, il est l’un des hommes forts écossais.




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